Festival Variations sur Beethoven, Salle Colonne 9 novembre

Beethoven, Opéra et Variations
Ensemble Lélio, Benjamin D'Anfray

Salle Colonne – Lundi 9 novembre 20h30 – 22h :

Ensemble Lélio : Benjamin d’Anfray piano et arrangements*

Roberta Cristini clarinette, Jeanne Mendoche soprano, Lucie Arnal violoncelle

Beethoven, Opéra, Chansons britanniques et variations :

Giovanni Paisiello La Molinara « La Rachellina molinarina »*, « Quant’è più bello »*

Ludwig van Beethoven : Variations sur « Quant’è più bello » WoO69 piano solo

Joseph Weigl L’Amor marinaro « Pria ch’io l’impegno » *

Ludwig van Beethoven Trio en si bémol majeur pour piano, clarinette, violoncelle op.11

Allegro con brio, Adagio, Tema con variazioni « Pria ch’io l’impegno »

….

Ludwig van Beethoven

Variations « Rule Britannia » tiré du Masque « Alfred » de Thomas Arne WoO 79 piano solo

Chansons irlandaises, écossaises et galloises*

« Since Greybeards inform us that Youth will decay » WoO153 n°4, « Sad and luckless was the Season » WoO 153 n°6, « Paddy O’ Rafferty » WoO 153 n°14, « O might I but my Patrick love » WoO 153 n°16, « The old Strain » WoO 155 n°23, « Faithfu’ Johnnie » op. 108 n°20

Présentation

Ce concert joyeux et spirituel propose d’écouter les airs à la mode repris et transcendés par Beethoven.Les airs de l'opera buffa, les mélodies nostalgiques ou joyeuses des îles britanniques : voilà ce que fredonnent les Viennois, ce que commercialisent les éditeurs de musique, et ce que varient les plus grands musiciens de l'époque. S'il est bien sûr un créateur génial et novateur, Beethoven est aussi un artiste de son temps, et son œuvre porte la trace des goûts de son époque.

Tout en participant à un genre très répandu, les premiers cycles de variations composés par Beethoven sont un laboratoire pour son écriture pianistique, virtuose et déjà novatrice. La Molinara de Giovanni Paisiello (reprise viennoise de L’amor contrastato), et l’Amor marinaro de Joseph Weigl, sont deux grands succès de l’époque à Vienne dans les années 1790 et 1800. La première partie de ce concert fait dialoguer des airs de ces deux opéras avec les œuvres qu’ils ont inspirées à Beethoven, les Variations WoO 69, et le trio Op. 11 pour clarinette, violoncelle et pianoforte, dont le final est une série de variations sur l’air « Pria ch’ho l’impegno » de l’opéra de Weigl.

La seconde partie présente les variations pour pianoforte sur le « Rule Britannia » de 1803, et les adaptations de mélodies populaires des îles britanniques, composées à partir de 1809. Elles témoignent des relations de Beethoven avec le monde britannique, et résultent du lien établi avec le collecteur de chansons écossais George Thompson (qui commanda également des arrangements de mélodies britanniques à Haydn, Kozeluch et Pleyel). Alors que les "airs nationaux" deviennent un ingrédient essentiel du romantisme,, le compositeur s’empare du matériau donné et l’insère dans le subtil contrepoint d’un trio instrumental, synthèse entre l’inspiration populaire et l’idéal d’une pratique musicale domestique.

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